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Réseau de Lutte contre la Faim au Cameroun

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CED
Centre pour l'Environnement et le Développement



Le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) est une ONG qui œuvre pour une gestion durable des ressources forestières. Il est soutenu dans son action par des programmes visant la justice économique et environnementale. Bubinga est le bulletin d’information du CED.

Exploitation des forêts

Du point de vue écologique, la forêts camerounaise est l’une des plus riches en terme de biodiversité . Mais ces forêts sont abues par des sociétés forestières qui ne cherchent qu’à satisfaire la demande des marché du Nord . Cette exploitation a des répercussions sur l’environnement, perturbe et provoque des troubles au sein des communautés où se trouvent ces forêts. C’est ainsi que l’on note la présences de divers fléaux tels que la prostitution, l’alcoolisme, le coût de la vie élevé, ainsi que de nombreux conflits opposant les populations locales aux sociétés forestières présentes. Pour ce dernier cas, la loi camerounaise en matière d’exploitation des forêts confère aux populations locales le droit d’exiger le financement par les sociétés y exerçant de leurs activités et projets de développement. Ces ressources d’exploitation forestières peuvent contribuer en grande partie au remboursement au moins des intérêts de la dette extérieures du Cameroun. Le plan d’ajustement structurel imposé au Cameroun par le Fonds Monétaire International a eu un impact important quant au braconnage ainsi que sur la pratique de la coupe illégale d’arbres.

Compte tenu de ce qui précède, CED a pour objectifs :
  • traduire par des faits concrets et avec les populations des zones forestières l’idée d’un développement durable ;
  • contribuer au développement des populations rurales et les amener à respecter leur environnement ;
  • œuvrer pour une meilleure participation des populations locales dans la gestion des ressources forestières ;
  • mener des efforts pour un changement de politiques et pratiques de gestion des forêts et leur biodiversité

Pour ce faire CED c'est organisé autour des programmes suivants:

Programme des forêts communautaires :

- informer les populations locales sur les lois et politiques relatives aux forêts ;

- renforcer la participation des populations en ce qui concerne la gestion des ressources forestières ;

- renseigner les populations sur l’acquisition et sur la gestion des forêts communautaires, des forêts privées, sur les zones de chasse autorisées, et augmenter également la valeur d’usage des produits forestiers autres que le bois.

Programme d’aide des Baka :

- rompre leur dépendance des Bantou en assurant leur autosuffisance alimentaire, en mettant sur pieds de petites activités pouvant produire des revenus, ainsi que des moyens de protection légales contre d’éventuelles menaces provenant des Bantou ;

- valoriser la tradition Baka et reconnaître leur pouvoir vis-à-vis de la nature tels que les plantes médicales et bien d’autres choses encore ;

- développer en leur sein une aide interne dynamique et durable.

Programme de revalorisation du savoir local et utilité ou importance de la conservation de la biodiversité :

- permettre une résolution locale des problèmes quotidiens à travers des collectes systématiques de différentes activités locales telles que l’agriculture, la chasse, la médecine traditionnelle, bien conserver les produits agricoles ;

- montrer l’importance de la biodiversité aux populations locales ;

- protéger les espèces en voies de disparition.

Recherches et études : intervention des pratiques et politiques forestières nationales et internationale :

De nombreux obstacles liés au développement et à l’environnement et affectant par là les populations locales émanent des actions menées tant sur le plan national qu’international. C’est pour cela que le CED a entrepris un certain nombre d’actions parmi lesquelles :

- le respect ou le bon suivi des procédures en matière de bois dans les régions d’Afrique centrale ;

- étude des conflits relatifs à la gestion des ressources forestières ;

- études et recherches concernant la gestion des ressources forestières ainsi que la protection de l’environnement ;

- publication d’un mensuel d’information afin de sensibiliser les populations sur des questions liées à l’environnement

Lire les rapports du CED/Greenpeace sur l' exploitation illegale par Cibec, Reef, et Wijma

Projet Pipeline Tchad-Cameroun :

C’est le plus grand investissement étranger jamais réalisé en Afrique Subsahérienne. Il s’agit en fait de 300 puits de pétroles à Doba au Sud du Tchad, et d’un tuyau de 1070 Km de longueur permettant le transport du pétrole du Tchad jusqu’au service de chargement sur la côte atlantique en passant par le Cameroun. Le plateforme en mer est relié au port de Kribi par une canalisation sous-marine de 11 km. Ledit projet á commencé à fonctionner au mois d’octobre 2003 et a été inauguré le 12 juin 2004. La production est estimée à près de 225000 barils par jour.

La polémique au sujet du rôle de la Banque Mondiale dans ce projet s’est aggravée par de nombreux rapports concernant entre autres des mesures inadéquates de compensation, la destruction des plantations ainsi que des sources d’eau potable, et des mauvaises conditions de travail aux quelles sont soumis les employés.

Le 25 septembre 2002, le CED a présenté pour le compte des personnes victimes du projet, une plainte a la Banque Mondiale

Lire les publications du CED à propos du projet pipeline Tchad –Cameroun :

Promesses Bafouées (2001) ; Réclamations à la Banque Mondiales ; Dégradation du cadre naturel de vie des populations (2002).

Au cours du mois de septembre 2002 et plus précisément le 25, une suite de réclamation au nom des travailleurs et paysans victimes des dégâts causés par le projet a été présenté à l’équipe d’inspection de la Banque Mondiale par le CED. Les principales réclamations sont :

1°) L’inadéquation, l’insuffisance ou le non paiement des compensations :

Afin d’aider les populations à mieux faire face aux dégâts que vont entraîner les travaux du projet, le versement de certaines compensation a été prévu par les hauts dirigeants du projets. Mais lors du versement desdites compensations, quelques irrégularités ont été observées parmi les quelles :

- la non perception de compensation par certaines personnes qui pourtant ont perdu des biens. Tel est le cas des pygmées Bakola qui ont dû voir se détériorer leur cadre de vie sans compensation aucune ;

- la sous-évaluation des produits détruits, d’où la perception des sommes minables par rapport à l’ampleur des dégâts ;

- le détournement des compensation au profit des personnes n’ayant pas qualité de les percevoir ;

- la mauvaise qualité du matériel agricole remis aux populations en guise de compensation.

2°) Destruction des sources d’eau :

Au cours des travaux de construction, de nombreux points d’eau potables ont été endommagés dans des villages sans aucun remplacement. L’exemple ici est le cas du village Mpango où le manque d’eau potable a sévi pendant près de 4 années c’est-à-dire de 1998 à 2002, et l’on a noté l’existence de cas de maladies liées au manque et à la mauvaise qualité de l’eau potable dans ces villages.

3°) Réduction des activités de pêche :

Au cours des travaux de construction du projet, les cours d’eau et rivières ont connu des perturbation, entraînant par là une baisse des activités de la pêche traditionnelle qui permet pourtant aux population d’assurer leur alimentation. Mais hélas, aucune compensation à cet effet n’a été versée aux populations de la localités.

4°) La situation des employés :

Les personnes employées dans les travaux de construction du projet se sont trouvées et se trouvent dans des situations embarrassantes et difficiles :

- Nombres d’entre les employés n’ont pas été enregistrés à la sécurité sociale et ont dû perdre par là certains avantages tels que la pension vieillesse, les allocations familiales, la couverture des risques, et bien d’autres encore.

- La plupart des employés victimes d’accidents de travail n’ont pas été pris en charge par leurs employeurs du fait de leur non enregistrement à la sécurité sociale au moment où surviennent les accidents. L’on se rappelle encore bien du cas de deux aides soudeurs dans la région d’Obala qui ont perdu leur vues du fait de leur travail et qui n ont été rejetés par leur employeur , ce dernier prétextant que lesdits les dits malades souffraient déjà de leur mal bien avant qu’ils aient été embauchés. Or, à ce qui soit connu, l’embauche se faisait sur la base de plusieurs tests préalables et nos deux chers employé avaient été déclarés aptes à pouvoir travailler.

- Notons également qu’un délégué du personnel a été licencié de façon abusive par ses son employeur pour avoir demandé à ce que les conditions sanitaires et d’hygiènes soient assurées dans les lieux de service des employés.

5°) Propagation des MST et VIH/SIDA :

La réalisation ou l’élaboration de certains grands travaux tels que celui du Pipeline Tchad-Cameroun entraîne le plus souvent des flux migratoires d’horizons divers. C’est ainsi que, conscient de ce fait, la Banque Mondiale a envisagé qu’un certain nombre de mesures permettant de diminuer les risques soient prises. Grande est la désolation d’apprendre qu’aucune de ces mesures n’a été appliquée sur le terrain, et les conséquence sous-jacentes en sont énormes car les populations locales ont grandement été exposées au VIH/SIDA et autres MST connues, pourtant si ces populations avaient été ne ce reste que sensibilisées sur questions, on aurait pu éviter le drame.

6°) Qu’en-est-il des réclamations adressées à la Banque Mondiale ?

Depuis la déposition desdites réclamations en septembre 2002, une étude sur les possibilités de recevabilité a été faite par l’équipe d’inspection des la Banque Mondiale, et a demandé à ce que des enquêtes préliminaires soient menées. Selon une interview de l’équipe de la Banque Mondiale chargée de superviser le projet, une étude minutieuse et approfondie a débuté au mois de janvier 2003, et une autre visite a été effectuée en début février 2003, et qu’un rapport a été remis au Président du Conseil d’Administration de la Banque Mondiale par cette équipe d’inspection.

 



LES PROGRAMMES DU CED

Community Forests Plan
Conservation of Biodiversity
Autochthonous Peoples
Kids for Forests (French)
Monitoring Forest Exploitation Monitoring Chad-Cameroon Oil and Pipeline Project
Economic Alternatives (French)


PUBLICATIONS DU CED

Monthly periodical:

Forestry:

Cibec

Reef

Wijma


Project Pipeline Chad Cameroun

Broken Promises

A call for Accountability

Traversing People's Lives

CED's claim with WB





Piggery


Fishpond


Sustainable agriculture


Monitoring logging


Reforestation program


Bagyeli ("pygmy") children


Pipeline: Mr. Bissabidang at Makoure did not receive proper compensations


Pipeline: Unearthing a grave of Bagyeli community at Bidjouka




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